Le blocage articulaire

Une cause fréquente de pathologie est due à ce que l’on appelle couramment blocages articulaires.

Afin de bien comprendre, il faut savoir qu’une articulation est composée de deux surfaces articulaires qui s’emboîtent de manière à permettre, le mouvement.

Pour la renforcer, un ensemble de tissus (ligaments, tendons, muscles…) s’insère autour. Ces systèmes de renfort doivent maintenir l’articulation tout en restant assez relâchés pour permettre ses différents mouvements.

Enfin, pour rendre le mouvement fluide, la capsule articulaire contient le liquide synovial, ou synovie (liquide graisseux qui lubrifie et fait glisser avec les cartilages les pièces osseuses de l’articulation).

(Exemple : l’articulation du coude)

Articulation du coude

Articulation du coude

 

Quand une articulation ne peut plus effectuer un mouvement où quand l’amplitude de l’un ou plusieurs de ces mouvements est réduite, nous parlons de lésion articulaire.

 

Il existe plusieurs types de lésions articulaires, les plus courantes sont :

  1. La luxation

La luxation est une atteinte articulaire grave qui peut relever de la chirurgie, les surfaces articulaires de l’articulation ne sont plus en face l’une de l’autre.

Ce déboîtement articulaire provoque souvent un déchirement ligamentaire. Ce genre de lésion fragilise les ligaments de l’articulation ce qui rend les luxations récidivantes.

En Étiopathie, nous allons nous concentrer surtout sur les quatre autres types de lésions articulaires.

 

  1. Les entorses

Les entorses sont moins graves que les luxations, mais il y a également un déplacement des surfaces articulaires, on dit que l’axe de l’articulation est déplacé. Elles s’accompagnent généralement d’un œdème et d’une importante gêne au mouvement.

Il existe un risque d’élongation, voire même de déchirure ligamentaire en cas d’entorse. Si celle-ci n’est pas réduite, la récidive est probable.

La réduction des entorses est une manipulation simple et indolore que réalise l’étiopathe, celle-ci doit être effectuée au plus vite après le traumatisme pour éviter de l’articulation dans une mauvaise position.

 

  1. Les foulures

Les foulures sont des atteintes articulaires, qui n’impliquent pas de déplacement de l’axe articulaire, le plus souvent, il n’y a qu’une élongation ligamentaire sans déchirure.

Le rôle de l’étiopathe est alors plus de l’ordre de la kinésithérapie. Il s’agit d’appliquer sur la foulure les techniques nécessaires pour accélérer la vitesse de cicatrisation des éventuels tissus in flammés ou douloureux.

 

  1. Les tendinites

Les tendinites sont les inflammations des tendons. Elles sont très généralement le fait d’une lésion articulaire, et parfois, seulement parfois, elles sont révélées sous l’effet d’un effort particulier.

Dans certains cas plus rares, elles sont causées par un surmenage articulaire, dû à un exercice forcé et inhabituel. Cela se confirme chez les sportifs ou dans les travaux manuels réguliers, où ce ne sont pas les exercices qui les déclenchent, les structures étant adaptées, mais une lésion articulaire préalable qui, associée à des exercices, cause la tendinite.

Par exemple, le «Tennis Elbow» (tendinite fréquente du coude chez le tennisman)

 

  1. L’arthrose

L’arthrose, se caractérise par une atteinte dégénérative du cartilage articulaire. Cette atteinte du cartilage provoque l’apparition dans les zones de pression d’ostéophytes (Ils  se forment là où l’os a été stressé ou là où le cartilage s’est désagrégé) et ostéoporose (diminution de la densité osseuse).

Les deux causes principales de l’arthrose sont :

  • Une lésion articulaire qui va entretenir un déséquilibre des forces de pression dans l’articulation et donc l’usure prématurée du cartilage.  
  • Un trouble circulatoire dans l’articulation (ex : coude), du à une lésion articulaire au niveau de la colonne ou vont émerger les nerfs contrôlant la vascularisation du coude.

L’âge n’est qu’un facteur favorisant l’arthrose, puisque en fait le temps est un facteur d’aggravation des pathologies. Et que quand l’articulation est délabrée définitivement, l’étiopathie est incompétente, au profit de la chirurgie prothétique.

Le traitement Etiopathique est efficace sur tous ces types d’atteintes articulaires.

En ce qui concerne les articulations vertébrales, il arrive également qu’une des surfaces articulaires reste ankylosée à l’autre, ou change son positionnement, son centre de gravité.

Nous rencontrons ce type de cas, suite à un mouvement brusque (du cou, du tronc, du dos…), à une mauvaise position de la colonne vertébrale longtemps maintenue (ex : dormir à plat ventre) ou à un choc (accident, chute…)… Un traumatisme, une hyper -sollicitation toujours répétée sur la même structure. C’est pourquoi des lésions articulaires similaires se voient souvent en fonction de la similitude des métiers ou des sports par exemple.

Les nombreuses facettes articulaires vertébrales peuvent donc se « gripper » facilement, ou changer leur statique. Dès lors l’état d’une articulation anormalement  fixée engendre des perturbations nerveuses qui à leur tour se répercutent sur la vie des muscles, des ligaments, des tendons, des vaisseaux sanguins, des glandes, des cartilages, des viscères, etc.…

 

Ce mécanisme est à l’origine de nombreuses  douleurs et des divers dysfonctionnements qui amènent un patient à consulter. L’étiopathe joue pleinement son rôle, car, possédant de nombreuses techniques manuelles pour lever ces « grippages ou blocages » articulaires, son exercice devient tout indiqué et parfaitement efficace pour permettre de soigner de très nombreuses pathologies.

En effet, dès lors que le blocage d’origine n’existe plus, la santé redevient normale car le système vivant  reprend très vite ses droits et son bon fonctionnement.

 

En conclusion, nous considérons, ces mini lésions articulaires privant l’articulation de sa bonne statique et de sa bonne mobilité  comme des blocages, ou entorses des surfaces articulaire. On pourrait décrire comme des raideurs, des ankyloses, des changements de statique ou des grippages.

Même si ces termes sont impropres, ils correspondent mieux le problème que la représentation véhiculée par la  terminologie du « nerf coincé ».

Nous retiendrons l’idée qu’une articulation peut-être bloquée par différents atteintes de la structure qui la compose. Ces atteintes peuvent amoindrir sa mobilité provoquant des gènes, qui mal traitées peuvent entraîner des pathologies plus graves.

L’état de blocage articulaire est un état réversible que l’étiopathe traite chaque jour pour soigner une large plage de pathologies articulaires, musculaires, nerveuses, circulatoire, digestives, gynécologiques…